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    October 09

    Mémoire



    EXCLUSIVITÉ






    http://byfiles.storage.live.com/y1ps9ZUkdXI8AI_91V0R5L6ghWt1hebIJu1I26JcSZ7M1ev7-9sIiGXw0152qF023-o




    La première photo du mémoire de Laura !




                                                                                                   Il est né le 17.09.2008, la maman est en dépression post-partum.
                                                                                                                                                                                    Étonnant.












    August 12

    Animaux, spécial K et obésité morbide.




    Entre un grand plouf dans ma piscine chérie et un (très) bref pic de motivation concernant mon mémoire, j’ai décidé de vous parler d’une de mes psychoses – cela faisait longtemps : mon amour des animaux.




    Car oui, j’adore les bébêtes.

    Je viens au secours  des souris, oiseaux et lézards victimes de la folie meurtrière de Jean-Pierre Virgule, mon chat ; je sauve de la noyade coccinelles, fourmis et abeilles ; j’ôte délicatement les toiles d’araignées des ailes des libellules pour qu’elles puissent reprendre leur vol ; je nourris les oisillons tombés du nid et les souris habitant mon cellier : je ne ferai – littéralement – pas de mal à une mouche.

    Ayons une pensée émue, à ce propos, pour Adélaïde, feu ma mouche domestique.

    Cet amour est inébranlable : ni le bizutage que me font vivre quotidiennement mes chats, ni mon palmarès de morsures considérable – je me suis faite attaquer par des poissons, des fourmis, un lézard, une souris, un crabe et une autruche (C’est pas drôle. Ca fait mal.) – n’ont su le contrarier.




    Aussi me paraissait-il logique de devenir végétarienne.
    J’ai commencé par cesser de manger des animaux mignons.
    Puis, consciente de l’abominable eugénisme que j’exerçais, j’ai également banni les animaux moches de mon alimentation.

    Cette décision prise, demeurait une question : que manger ?
    J’ai assez rapidement trouvé une réponse à ma question, en même temps qu’un substitut à la viande : le crumble.

     


    Cependant, sans aucune explication plausible, plus ma diète végétarienne se prolongeait, plus mon allure s’assimilait à celle d’un mammifère marin.


    De la silhouette du crustacé à celle du cétacé, il existe de nombreux pas, que j’ai allègrement franchis ; aussi-ai je entrepris de débuter un régime Spécial K : 2 bols, sur 2 repas, pendant 2 semaines.

    A l’inévitable question : « est ce que ça marche ? », je répondrai que mon régime a duré approximativement six heures, et qu’elles ont été les plus éprouvantes de ma pourtant pénible existence.

    Ma vision se brouillait, mes jambes tremblèrent, mon estomac poussait des cris munchiens, une lumière blanche scintillait au bout d’un obscur tunnel.
    J'ingurgitai, chancelante – que dis-je, à l’agonie – une cuillérée de crumble aux fruits rouges, et échappai ainsi à une mort aussi abominable qu’inévitable. 





    Je m’en fous.

    J’aime le crumble. J’aime les mammifères marins.
    Je ne vois pas où est le problème.




    * Un joyeux anniversaire à Marie et à Anaïs ! *



    March 18

    God bless the pastrami

     
     
     
    Londres, 24 janvier 2008.
    Dans sa chambre d’hôtel, Laura se tord de douleur. Sueurs froides, tremblements : tout porte à croire qu’elle a été empoisonnée.
    Sherlock Holmes est chargé de l’enquête : qui a empoisonné Laura, comment, et pourquoi ?
    Mystère et boule de gomme.
     
    La thèse du suicide est tout de suite abandonnée.
    Certes, après avoir vu le concert des Spice Girls, Laura aurait pu considérer que son but sur terre avait été atteint, et ainsi mettre fin à ses jours.
    Cependant, son testament indique qu’avant de mourir, elle projetait d’ « épouser Leonardo DiCaprio, remporter un prix nobel de chimie, un oscar et la super cagnotte d’euromillions, être nommée présidente des Etats Unis et/ou reine d’Angleterre, devenir une divinité grecque et plonger dans une piscine de sous, oui, comme l’oncle Picsou, farpaitement ».
    On peut donc convenir que l’œuvre de Laura n’est pas achevée - oui, on peut.
     
    Désemparé, Sherlock Holmes envisage toutes les possibilités :
    L’abominable secrétaire aurait-elle fait le déplacement jusqu’à Londres ? Geri Halliwell avait-elle peur d’être remplacée par Laura au sein des Spice Girls ? Laura était-elle une espionne russe opposante au régime de Vladimir Poutine ? La famille royale craignait-elle pour sa couronne ? Julia Roberts appréhendait-elle de se faire piquer Hugh ?
     
    Soudain, Sherlock aperçoit, posé sur la table de nuit, le carnet de notes de Laura. Il se plonge dans ce récit brillamment écrit en quête d’un quelconque indice …
     
     
     
    Samedi 19 janvier 2008
     
    J’accuse : la campagne de publicité visant à promouvoir l’eurostar est perfidement mensongère.
    On vous promet un train tout joli et tout neuf qui fait tchou-tchou, et vous permet un passage instantané d’un pays à un autre. 
    Instantané, déjà, je pouffe. Concernant le joli train tout neuf, tout est relatif.
    Il est neuf, comparé à une recrue de l’académie française.
     
    En revanche, je n’ai pas eu le loisir d’écouter son tchou-tchou, non.
    J’entendais mes voisins de cabine, le papa et la maman de la petite Olympia : « Thomas a 5 euros, il achète 3 billes. A 15 heures, Emilie prend le train à Lyon. Sachant que le train roule à une moyenne de 100 km/h, combien y a-t-il de litres d’eau dans la baignoire ? – Olympia, où est le complément circonstanciel de lieu dans la phrase : Hugo et son chien Tobby jouent à la balle ? – NON, Maman t’a déjà dit qu’il faut un S au pluriel, Olympia, si tu ne fais pas ton exercice, Papa va se fâcher, ATTENTION Olympia, je compte jusqu’à trois ! Unnnnnnnnnnnnn … Deuuuuux … Bon très bien, tu n’auras pas tes pépitos au goûter. »
     
    Je ne vous cache pas que cette séance de devoirs de 2h15 a réveillé en moi les stigmates du chantage au pépito que je subissais quotidiennement dans  mon enfance.
    Néanmoins, le souvenir de ce traumatisme s’est progressivement estompé tout au long de cette première journée londonienne –  notamment à la vue du rayon Polly Pocket d’Hamley’s, le plus grand magasin de jouets du monde.
     
     

         

     

     


    • Point gastronomique :
    De la même manière que l’homme préhistorique a découvert le feu, Pasteur le vaccin contre la rage et Einstein la théorie de la relativité, j’ai découvert le pastrami – chose qui m’a fait remettre à plus tard ma résolution 2008 de devenir végétarienne.
     
     

     

     
    • Point transports:
    Inutile de faire durer le suspens: je ne me perdrai pas dans le métro: il est en travaux.
    En revanche, je pressens de multiples égarements sur les lignes de bus – qui sont bien rouges, soit dit en passant (les bus, pas les lignes).
     
     

     
     
    Dimanche 20 janvier 2008
     
    Parcours type du touriste oblige, je suis allée voir Big Ben. Eh bien, saviez-vous que la visite de Big Ben n’est accordée qu’aux ressortissants anglais ? Pifou va criser.
     
     
     
     
         
     
      
     
     
    • Point démographique :
    Il n’y a pas d’Anglais à Londres : il n’y a que des français.
    Exemple :
    Moi-même:       Where is the Westminster Abbey, please ?
    La passante:    Ben, tu prends la première à droite, ensuite tu tournes à gauche au feu, et après c’est tout droit. 
     
    La journée s'est achevée sur le concert des Spice Girls: je connaissais toutes la paroles et les chorégraphies par coeur. Je n'avais pas honte. Bien entendu, cette information ne figurera pas dans mon blog.
     
     

      

     

         

                     
     
                 
     
     
     
    Lundi 21 janvier 2008
     
    Les Horses Guards sont des feignasses : je suis allée au Buckingham Palace pour faire des grimaces aux messieurs avec les grands chapeaux de Marge Simpson, sans succès :  ils sont en vacances. Je leur ferai revenir Maggie, tiens – la ministre, pas la soupe.
     
     
     

     

     
     
    • Point météorologique :
    Apprenez qu’en Angleterre, il pleut à l’horizontale. Votre parapluie devient alors totalement inutile : laissez-le à l’hôtel, et restez-y également.
     
    Pour me consoler, j’ai décidé d’aller faire du shopping chez Harrods. Excellente initiative, me direz-vous. Toutafé, vous répondrais-je. Initiative qui aurait sans doute été auréolée de succès si j’avais été riche : je n’ai été en mesure de n’acheter que des bonbons.
     
     

      

     

     

     
     
    • Point vocabulaire :
    « Bonbon » se dit  « candy ». Une personne -  dont je préserverai l’anonymat parce que j’y suis forcée -  pensait que cela se disait « kinky ».
    « Where is the kinky shop ? » se traduit alors par « Où est la boutique de pervers ? » - question très inappropriée chez Harrods, vous pensez bien.
    La personne en question s'est toutefois justifiée : « Mais ! J’ai vu ça dans un film ! ».
    Nous ne commenterons pas ses références cinématographiques, n’est ce pas.
     
     

      

     
     
    J’ai ensuite  entrepris de découvrir la gastronomie locale en goûtant aux fish and chips : immonde. Vous souvenez-vous de Valérie Lemercier qui, dans l’école des fans des nuls, disait manger « de l’huiiiiiiiiiiile » ? Pareil. 
     
     
    Mardi 22 janvier 2008
     
     
    Les fish and chips digérés, j’ai traversé le passage clouté d’Abbey Road - exercice périlleux s’il en est : il n’y a pas l’ombre d’un feu tricolore.
    J’ai donc failli me faire écraser une bonne dizaine de fois – car oui, j’ai traversé une bonne dizaine de fois, il faut bien que la photo soit correcte, et puis je vous crotte, allez vous faire photographier sur Abbey Road, puisque vous êtes si doués.
     
     

     
     
    Le passage clouté moult fois traversé, j’ai franchit le Tower Bridge, pour finalement me rendre à la City.
    L’atmosphère de travail qui y régnait m’a traumatisée, aussi ai-je fui manger des nachos au Sticky Fingers – que je vous conseille, particulièrement si vous êtes fan des Stones.
     
     
        
     
         
     
        
     
     
     
    • Point cartographique :
    Les cartes postales anglaises sont aussi indigestes que les fish and chips. Personnellement, j’ai opté pour la famille royale : so smart !
     
     
     
     
    Mercredi 23 janvier 2008
     
     
    Le goût de l’huile des fish and chips s’étant progressivement atténué, j’ai décidé de ne pas rester sur un échec et de tenter à nouveau l’expérience gastronomique anglaise, en m’initiant au Tea Time.
    Et cela s'est révélé on ne peut plus positif : la saveur des scones à la framboise restera à jamais gravée dans ma mémoire. Celle des fish and chips aussi, cela dit.
     
     
      
     
     
     
    Pour rester dans ma lancée, je suis retournée faire du shopping sur Oxford Street, et me suis offert un parapluie et des tongs, ce qui est très assorti.
    Je me suis également promenée à Chinatown, où –croyez-le ou non- il y a des chinois.
     
     
       
     

       


    • Point gastronomique :
    J’ai tenté de déterminer si le pepperoni était destiné à l’alimentation humaine ou canine. La seule manière de répondre à ma question était d’y goûter – chose que j’ai faite : c’est pour les chiens.
     
     

     
     
    Jeudi 24 janvier 2008
     
     
    Désespoir.
    Nul Hugh Grant à Notting Hill. Il n’était pas à sa librairie, ce matin. J’étais pourtant prête à me faire renverser du jus d’orange dessus.
     
     
        
     
     

     

     
    Me faisant une raison, j’ai parcouru les jardins de Buckingham, habités par d’adorables petits écureuils. J’ai bien tenté d’en capturer un pour m’en faire un animal de compagnie, mais ces petites bêtes courent très vite, et les anglais vous regardent très bizarrement.
     
     
       
     
     
     
     
    Je me suis ensuite passée devant le 10, downing street – qui, en réalité, s’avérait être le 12 – et ai fait l’impasse sur Trafalgar Square : si c’est pour voir Napoléon, autant aller à Ajaccio.
     
     
     
     
      
     
     
    Puis, réalisant que  mon voyage londonien manquait quelque peu de culture, j’ai entrepris la visite du British Museum.
     
     
       
     
       
     
     
    C’est bien connu, la culture donne faim, je suis donc allée faire quelque courses chez Somerfield, pour manger à l’hôtel. Que vous dire, sinon vous annoncer que la banane est à 1£60.
     
     
    Après avoir analysé le parcours de Laura, Sherlock Holmes répertorie tous ses achats : le bocal de bonbons de chez Harrods n’a pas été ouvert, les fish and chips digérés, le Tea Time et les nachos n’ont pas occasionné de sensations particulièrement désagréables. Restent les courses faites le 24 janvier : seuls les muffins à la myrtille ont été entamés.
     
    Immédiatement, Sherlock demande à Somerfield de lui transmettre la liste des ingrédients figurant dans la recette des muffins à la myrtille.
     
     
    Pour un muffin :
    1 litre d’huile
    600 grammes de margarine
    4 grammes de farine
    1 myrtille
     
     
     
    C’est à la lecture de cette recette que la lumière se fait dans l’esprit de Sherlock : l’estomac d’un français ne peut survivre à une telle dose de graisse. Le seul moyen susceptible de neutraliser l’huile, se répandant peu à peu dans l’organisme de Laura, est de lui faire ingérer un aliment typiquement français : une grenouille, naturellement.
     
    Le batracien est tout de suite apporté à Laura – qui, horrifiée à l’idée de manger une aussi mignonne petite bête, lui fait un bisou.
    C’est alors que la grenouille se transforme en Prince William, saute sur son cheval blanc et galope jusqu’à la pharmacie la plus proche afin de se procurer le citrate de bétaïne qui sauvera Laura d’une mort certaine. (Note de l’auteur : outre du citrate de bétaïne, Laura se verra offrir une bague Tiffany’s 45758425457 carats, merci).
     
    Ils se marièrent, adoptèrent tout plein de petits écureuils et mangèrent du pastrami jusqu’à la fin des temps – farpaitement.
     
     
     
     Fin
     
     
     
    * Pour voir les photos en grande taille, aller voir dans mes albums.
     


    September 11

    Toujours tu chériras la mer, mon cul.



    Il est nécessaire de tirer une conclusion – qu’elle fusse positive ou négative – de toutes les expériences menées au cours de sa propre existence.

    Or, cet été, je me suis baignée, j’ai flotté, j’ai pataugé, j’ai aquagymé, j’ai nagé, j’ai palmé, j’ai chorégraphié des ballets de natation synchronisée, j’ai plongé dans ma piscine chérie.

    Pour rien au monde – pas même le Prince William – je n’en serais sortie.

    Mais l’amour heureux n’existe pas.

    Immanquablement, il est semé d’obstacles.

    En l’occurrence, cet obstacle revêtait la forme d’une phrase. Une phrase perfide. Une phrase blasphématoire. Une phrase que famille et amis ne se lassaient de répéter : VIENS A LA PLAGE !


    Île déserte


    La plage.

    Je déteste la plage.

    A la plage, il y a des méduses, du sable, du sel, des chiens, des requins, des touristes et des enfants.

    Et les méduses, ça pique ; le sable, ça colle ; le sel, ça gratte ; les chiens, ça aboie ; les requins, ça mange les gens ; les touristes, ça a des enfants ; et les enfants, ça existe.

    Alors pourquoi - je vous le demande - pourquoi diable aller à la plage ?

    Sans doute, j’imagine, afin d’entretenir le fantasme de lire sur le sable toujours fin et de nager dans une eau toujours bleue, sous un soleil toujours resplendissant.

    Pour le mythe, également, du retour à l’état de nature. En effet, à la plage, l’homme se voit libéré de la perversion que la société opère sur lui, et renoue avec ses origines primitives. Je suis particulièrement fière de cette théorie que j’ai moi-même élaborée, sans plagiat, aucun.

    (Note de l’auteur : Nous conviendrons tout de même que certains hommes n’ont pas besoin de se trouver à la plage, à la campagne, dans la jungle ou je ne sais où pour se comporter en primates).


    Île déserte


    Donc bon. Personnellement, retourner au stade primitif, ça me branche moyen.

    Les avilissements dus à la société moderne, à savoir le poisson déjà pêché, le jus d’orange déjà pressé et le gruyère déjà râpé, je m’en accommode parfaitement.

    Bref.

    Tout ça pour dire que suite à un mois et demi de résistance acharnée, j’ai fini par céder.

    Je suis allée à la plage.


    Île déserte


    Et le soleil était, en effet, resplendissant.

    Jamais, dans mon souvenir – pourtant calamiteux – de la plage, je n’avais imaginé qu’il y fasse aussi chaud. Afin de ne pas succomber à cette chaleur infernale –infernale, au sens premier- je suis allée me rafraîchir dans l’eau.

    A peine avais-je commencé à convenir que ma baignade n’était pas si terrible que ça, qu’un ban de poissons est venu me mordre les mollets.

    Ne minimisant pas le risque de périr dévorée, j’ai écourté mon bain.

    Alors que je me remémorais, avec nostalgie, la vision idyllique de ma piscine chérie, tout en me désolant de l’affreuse sensation provoquée par le sel sur ma peau et le sable sur mes pieds, une famille, composée de deux couples, deux chiens et quatre enfants est venue s’installer juste à côté de ma serviette.

    Evidemment.


    Île déserte

     

    Inutile de vous brosser une scène descriptive de ce qu’il s’est ensuivi. Les parents ont bronzé, les chiens ont aboyé, les enfants ont existé.

    A ce désastreux spectacle se sont rapidement ajouté des chevaux et leurs excréments, des jet-skis et leurs discrets propriétaires, ainsi qu’un paramoteur et son pilote, certainement en quête d’un panorama aérien de demoiselles en bikini.

    Et, alors que je tentais de focaliser mon énergie dans la contemplation du bleuté de la mer, de la finesse du sable et de la splendeur du soleil, une fourmi m’a voracement mordu la fesse.

    Alors bon.

    J’ai pris ma serviette et mes tongs, j’ai marché par 70°C (rappelez-vous : le soleil resplendissant) avec mes petits pieds pleins de sable jusque chez moi, et là, suite à ce terrible chemin de croix, je l’ai enfin vue.

    D’un invariable turquoise , libérée du dictat du sable qui colle et du sel qui gratte.

    Déserte de méduses, de chiens, de requins, de touristes, d’enfants et de jet-skis.

    Vierge de toute faune humaine ou animale.

    Symbole du triomphe de l’ère moderne sur l’âge de pierre.

    Ma piscine chérie.

    80 mètres cube de chlore.

    Le paradis perdu, retrouvé, enfin.



    Note:
    En ce 10 septembre 2007, ayons une pensée pour Madame Anita Roddick, fondatrice de la marque Body Shop.
    Madame Roddick, votre gommage pour le corps à la papaye a changé ma vie.





    August 11

    Délires mystiques et andouillerie profonde

    Maman et moi adorons le mysticisme. Sans doute cela est-ce dû à notre hypothétique vie antérieure de sorcières. Cela n’étonnerait personne. En tout cas, ça n’étonnerait pas Papa.

     

    Ce hobby nous a poussées à visiter divers lieux, tels que l’Eglise Saint Sulpice ou la maison de Nostradamus.

     

    Nous nous sommes, dans cette optique, rendues au Jardin de l’Alchimiste, près d’Aix en Provence. Un labyrinthe permettait de rejoindre le jardin de l’enfance, qui donnait lui-même accès à celui de l’âge adulte, pour enfin rejoindre celui de la sagesse – ou de la sénilité, c’est selon.

    Sagesse ou sénilité, long fut le chemin pour y parvenir.

    Maman et moi nous sommes perdues AVANT le labyrinthe.

    Comme c’est étonnant.


    °°°°°


    Toujours dans notre délire mystique, nous avons décidé de nous rendre à la grotte de la Sainte Baume, dans laquelle Marie Madeleine a terminé ses jours, et où nous avons également failli finir les nôtres.

     

    Ce jour là, j’avais probablement dû me lever à 13 heures avant de rester deux bonnes heures dans la salle de bains, aussi étions-nous, comme à l’accoutumée, à la bourre.

    Le temps que Maman trouve ses clefs de voiture et la bonne sortie d’autoroute, il devait être aux alentours de 17 heures.

    Et, contrairement à l’idée que nous nous en étions faite, on ne pouvait pas se rendre à la grotte en voiture.

    Deux itinéraires pédestres s’offraient alors à nous (rappelez-moi, à ce propos, de vous exprimer ultérieurement ma haine viscérale des randonnées) l’un facile mais long, et l’autre court mais difficile.

    Dilemme.

    Les deux en forêt.

    Joie.

    On ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière. Du moins paraît-il.


    °°°°°

     

    Partagées entre la flemme (heure tardive + réintroduction des ours dans les Pyrénées – oui, je sais, les Pyrénées c’est loin de la Provence, mais un ours, ça a des pattes – rappelez-moi, à ce propos, de vous exprimer ultérieurement ma haine des pro ours, souffrant du syndrome de Winnie l’ourson - + marche à pied = très très envie de rentrer à la maison) et la motivation (forêt + grotte + Marie Madeleine = très très mystique), nous nous sommes résolues à emprunter le chemin court mais difficile.

     

    Vous ai-je déjà fait part de l’incapacité à prendre une bonne décision dont Maman et moi souffrons? Eh bien Maman et moi souffrons de l’incapacité à prend une bonne décision.

     

    Aussi nous sommes nous retrouvées à crapahuter dans une montée à 130%- sans exagération aucune- essoufflées et mortes de trouille, tout en convenant que relire le Da Vinci Code eut été une idée nettement plus judicieuse et en blasphémant - « Putain de Marie Madeleine, elle avait trouvé que là à aller se foutre, cette conne ! ».

    Pas très très mystique.


    °°°°°

     

    C’est à l’article de la mort que nous sommes arrivées au pied des marches de la grotte –« Putain, y’a des marches aussi, je vais crever ici ».

    Et c’est au pied de ces mêmes marches que nous avons eu droit à notre révélation divine.

    La promesse d’un monde meilleur, le réconfort après l’effort, la colombe après le déluge, le beau temps après la pluie, le renouveau après le chaos, la tarte au citron après les abdos se sont révélés à nous, et se sont matérialisés sous les traits d’un très grand/ très beau/ très brun/ très souriant/ très charmant/ très jeune… moine. Ou curé. Ou évêque. Ou prêtre. Ou abbé. Ou pape.

     

    Et c’est toujours au pied de ces marches que Maman et moi avons retrouvé la vue.

    C’est là que nous avons véritablement compris.

    C’est ici que nous avons pris conscience que la religion était un fléau.

     

    Nous avons déposé un cierge à la débauche des moines. Ou des curés. Ou des évêques. Ou des prêtres. Ou des abbés. Ou des papes.

    Nous sommes retournées à notre voiture chérie par le chemin le plus facile, mais le plus long.

    Nous sommes rentrées à la maison, et nous avons mangé une tarte au citron.

    Poil au menton.

    July 19

    Princesses, cornichons et indécisions professionnelles.



    Qui suis-je ? Où vais-je ? Y a t-il une vie après la mort ? Dieu existe-il ? Pourquoi les tartines tombent-elles toujours du côté de la confiture ? Pourquoi ne dit on pas une volante souris plutôt qu’une chauve souris ? Pourquoi les asiatiques ont-ils les yeux bridés ? Un mille patte dispose-t-il véritablement de mille pattes ? Pourquoi ne pas dire un « point rond » ? Comment peut-il faire chaud dans un igloo ? A quoi Dieu pensait-il en inventant le fugu (poisson pour le moins étrange – voir notre document) ? Outre l’agacement qu’ils produisent chez les humains, les moustiques ont-il véritablement un rôle dans la chaîne alimentaire ? Une baleine peut-elle accidentellement gober un plongeur ? Pourquoi les garçons sont-ils tous aussi méchants ? Pourquoi, pendant les soldes, y a t-il toutes les tailles, exceptée la mienne ? Pourquoi ai-je irrémédiablement les cheveux plats ?

    Nombre de questions universelles et intemporelles sur lesquelles tout humain s’est penché à un moment donné de son existence. (Non ? Non. Bon.)

    Pour ma part, après m’être longuement demandé sur quel arbre poussaient les cornichons – je pressens vos railleries. Vous savez où poussent les cornichons, peut-être ? - je me suis attelée à une interrogation tout autre : que faire ?

    Oui, que faire lorsqu’on est à la fois ambitieux et paresseux ? Comment conjuguer ces deux traits de caractère pour le moins opposés ? (NDLR : C’est un peu comme être un salarié de la poste et avoir le goût de l’effort : c’est difficilement compatible).

    Je suis désormais détentrice d’une double licence de Lettres & Arts et d’Anthropologie – cette phrase n’a aucune utilité sinon celle de me la péter- et je ne sais toujours pas à quel métier me destiner.

     

    °°°°°

     

    J’ai tout d’abord songé à revenir sur l’idée de base : les rêves d’enfance.

    Pour ce faire, j’ai répertorié tous les métiers que j’avais envisagés avant mes 12 ans :

    astronaute, archéologue, princesse, sorcière, sirène et Spice Girl.

    Mon projet spatial se voit remis en cause par ma claustrophobie, ma peur de l’infiniment grand –car oui, lorsqu’on a ce type de phobie, l’espace n’est pas le lieu de travail idéal- et, surtout, par ma déficience pour le moins avérée en sciences physiques.

    Après avoir vainement tenté de prouver à mon professeur – Madame Bruno, si vous me lisez– à travers diverses démonstrations, que les objets lourds tombaient plus vite que les objets légers, j’ai décidé de sculpter des caniches avec les atomes en plastique et de réaliser une fondue savoyarde en faisant cuire le gruyère de la cantine dans une éprouvette.

    Enfin bref. J’étais nulle, quoi. Soyons honnêtes, 0.5 de moyenne en classe de première, on a quand même vu mieux dans les annales de l’aérospatial.


    Ma vocation archéologique, quant à elle, se voit contrariée par mes ambitions salariales. Creuser des hectares à la brosse à dents pour trouver un vase étrusque – rarement en l’état, faut-il le rappeler – c’est chouette ; pour le SMIC, ça l’est moins.

    Du coup, je joue à Tomb Raider et j’achète mes vases chez Ikea, c’est peut être moins romantique, mais c’est nettement plus pratique.

    En revanche, le métier de princesse me convient pleinement. Le prince William tout autant.

    Je me prépare donc à la venue imminente du yacht de la famille royale dans mon petit port corse, mais si l’on suit ma théorie selon laquelle le degré de crétinerie d’un plaisancier est proportionnel à la taille de son bateau –gardons en mémoire que les croisières d’un certain Nicolas S. ne s’effectuent pas en pédalo- je l’ai dans le baba, pour ne pas être vulgaire.

    D’autre part, j’ai renoncé à être sirène le jour où l’on m’a expliqué ce qu’était un requin.

    La profession de Spice Girl s’avérant trop physique et les diplômes de sorcellerie n’étant pas reconnus par l’Etat, je me suis finalement vue dans l’obligation d’écarter la piste des rêves d’enfance.

     

    °°°°°

     

    J’ai alors pris l’initiative de m’entretenir avec une conseillère d’orientation.

    Je hais les conseillères d’orientation. Je les hais au moins autant que les secrétaires d’université, les professeurs d’art et les personnels respectifs de Cegetel, d’Air France, de France Telecom et de la Poste.

    Et si ce dernier rendez-vous m’a bien appris une chose, c’est que ma haine était fondée.

    Je m’y suis entendue dire que le Cinéma, c’était chouette, mais qu’il fallait que je recherche des formations sur Internet –saperlipopette. Mon angoisse s’accentuant au fur et à mesure que mon interlocutrice déblatérai des âneries, j’ai été considérée comme trop stressée et invitée à suivre une psychanalyse.

     

    Je m’en suis donc allée - toujours désoeuvrée et officiellement folle- rechercher un métier sur Google.

    Après quelques heures passées à lire, avec une motivation exacerbée, les plaquettes pédagogiques de diverses universités et écoles, j’ai trouvé le Master adéquat … à 6 660 € l’année. Soit 13 320 € le Master - sécurité sociale non comprise.

    Après la culture du cornichon et l’avenir professionnel, me voilà face à une nouvelle interrogation.

    Folle et endettée, folle et désoeuvrée : que choisir ?

     

    Alors bon.

    Si vous avez des suggestions de métiers à me faire, je vous saurai grée de me les soumettre.

    Moi, j’attends le prince William.


    March 25

    La schizophrénie, la redoute et moi


    Saviez-vous que j’étais schizophrène ?

    Bon, une schizophrénie plus sympathique qu’inquiétante, je vous rassure. N’allons pas jusqu’à m’assimiler à Norman Bates, non, je ne suis pas un monstre, non, jamais je n’aurais la cruauté d’empailler des animaux, et encore moins des petits oiseaux tous mignons, quelle horreur.

    Cette psychose, donc –car j’ai un véritable éventail de ces charmants petits désagréments mentaux à ma disposition- bisque bisque rage, mange du fromage- cette psychose, disais-je, remonte à loin.

    Etant enfant, je me suis tour à tour prise pour Fantômette, Sailor Mars, la judoka de Freddy la grenouille, Jessica Rabbit ou encore Arielle, la petite sirène - OUI je me suis coiffée les cheveux avec une fourchette, OUI j’ai honte.

    Mais ce n’étaient que des crises de schizophrénie passagères.


    °°°°°


    Ma première crise de schizophrénie aigue eut lieu alors que je n’avais que 7 ans, oui, si jeune, et déjà complètement tarée.

    A cette époque, je me prenais pour Jasmine, d’Aladdin. J’avais toute la collection de stickers, le déguisement, la poupée, le jeu de game boy, bref, j’avais tout, sauf Rajah, le tigre, mais Maman a dit : Non. Les autocollants, oui, le tigre, non.

    Mon rêve d’être une princesse orientale s’est finalement écroulé le jour où j’ai tenté de m’initier à l’art de la danse du ventre. Je ne saurais trouver les mots pour vous décrire ma manière de réaliser une danse du ventre… Voyez-vous, Shakira ? Eh bien ça n’y ressemblait pas du tout.

    J’ai donc pris la décision d’être Mercredi Adams. Nettement moins sexy qu’une princesse orientale, certes, mais beaucoup plus pratique.

    Toute de noir vêtue, je rêvais d’aller étudier dans l’école de sorcellerie d’Amandine Malabul (car oui, JK Rowling a tout piqué à Amandine Malabul pour créer son Harry Potter) et d’adopter La Chose, quelle horreur (Pour La Chose. Pour l’école de sorcellerie, je dois avouer que l’idée me tente toujours)

    Tout ça pour dire que les gothiques de 34 ans de la fac de lettres, ils me font doucement rigoler, moi, qui ai fait ma crise de gothique à 8 ans et demi.

    Finalement, voyant que pour prétendre à être gothique, il fallait écouter du Marilyn Manson et faire semblant de vouloir mourir, j’ai décidé de me prendre pour Victoria (anciennement Adams) des Spice Girls.


    °°°°°


    Il nous faut avouer nos pêchés sans honte : oui j’aime les Spice Girls, oui, j’ai les poupées, les cassettes vidéos des concerts, le film, les cds, les photos, les livres, les sucettes, le parfum, l’appareil photo, les plateform shoes, les tee shirts, les posters. Non, je n’ai pas honte- je réalise juste à l’instant que je leur ai lâché pas mal de fric, quand même- Oui, j’attend le come-back, oui, j’avoue, oui, je vous crotte.

    Enfin bref, ma spicemania est une psychose à part entière, et si ça vous fait marrer, j’y reviendrai ultérieurement.

    Mais Maman détestant Victoria Beckham (elle trouvait qu’elle faisait pouffe et qu’elle avait une bouche à tailler des crayons HB, car Maman n’est pas vulgaire, Maman est institutrice, s’il vous plait, merci) j’ai été contrainte d’abandonner cette nouvelle personnalité sous peine de finir chez les sœurs, et finir chez les sœurs alors qu’on voulait aller dans une école de sorcellerie, c’est pas top.

    Suite à cet énième échec, j’ai tenté brièvement de devenir Lara Croft, mais ma phobie du noir, des vers de terre et des araignées m’a définitivement convaincue que Lara Croft, ça n’allait pas le faire. En outre, je pense que je n’avais pas les attributs mammaires adéquats, mais bon, ça, ça peut toujours s’arranger, alors que la peur des araignées, c’est irréversible.


    °°°°°


    Je me suis donc retrouvée en quête d’une nouvelle identité. J’ai longuement hésité entre Susan Mayer (Desperate Housewives) et Carrie Bradshaw (Sex and the city), et, ne trouvant pas de solution à mon dilemme, je me suis surprise à analyser ma charmante psychose (à quoi n’est-on pas prêt à penser pour éviter d’écouter un professeur d’esthétique, je vous le demande).

    Au bout de quelques heures de réflexion- il faut au moins ça- je me suis aperçue que si ma personnalité était un savant mélange d’Arielle, Jessica Rabbit, Jasmine, Victoria Beckham, Susan Mayer et Carrie Bradshaw ; je ne possédai ni de Prince Eric, ni de Roger Rabbit, ni d’Aladdin, ni de David Beckham, ni de Mike Delfino (Ah, Mike …), ni de Mister Big.

    Le problème n’était alors pas de soigner ma schizophrénie (ou si peu) mais de me trouver un roudoudoudamour pour m’accompagner dans ma joyeuse frénésie psychotique.

    Je me suis donc rendue dans le lieu qui me semblait le plus approprié - à savoir la fac de lettres- afin de trouver le roudoudoudamour adéquat : châtain aux yeux verts, habillé en Soft Grey, 1 mètre 75 (au delà, c’est trop haut pour moi), sourire qui tue (mais pas de sourire freedent), musclé (mais pas trop), footophobe, rigolo, mentalement équilibré, socialiste et - détail non négligeable – hétérosexuel.

    Malheureusement, la population masculine de la fac de lettres n’étant constituée que de hippies chevelus, maigrichons et communistes, j’ai rapidement abandonné l’idée de trouver mon roudoudoudamour parfait en ces lieux hostiles.

    N’osant pas m’aventurer à la fac de droit (ils sont mieux coiffés mais votent SSarkozy. Je veux bien accorder une large part au physique, mais tout de même), j’ai décidé d’appliquer à ma quête du roudoudoudamour la même méthode qu’à ma quête d’habits : la consultation de ma Bible : La Redoute.


    °°°°°


    Riez, infidèles, mais sachez que mon bonheur, je l’ai toujours trouvé en feuilletant la Redoute.

    Et une fois de plus, je n’ai pas été déçue.

    J’ai trouvé mon roudoudoudamour parfait page 626 de la collection automne/hiver 2006/2007 (Voir nos documents. Vous noterez que c’est le mannequin Soft Grey. Quand on est parfait, on est parfait, que voulez-vous.)

    Le problème étant que sur la redoute, on ne peut pas commander les jolis messieurs, et que le joli monsieur en question ne voudrait certainement pas de moi, quoiqu’il en soit.

    J’ai donc finalement convenu que j’avais tout à fait le droit d’être schizophrène si j’en avais envie – du moment que je n’assassinai pas d’individus sous leurs douches, cela va de soi- et qu’il était plus aisé de trouver un chat qu’un roudoudoudamour. C’est plus mignon, plus gentil, et ça meurt plus vite (non, je rigole, j’aime trop les chats pour pouvoir penser une chose pareille).

    Suite à cette éprouvante réflexion, j’ai mangé un crumble à la poire et je me suis mise à 24 heures chrono, que je vous conseille vivement.



    February 02

    Les périodes néfastes



    Dans la vie, il y a des périodes fastes (Si, ça existe. Seulement, ces moments sont si rares et lointains que vous les avez oubliés) et des périodes néfastes.


    On classifie les périodes néfastes en trois catégories :

    La première, c’est la période néfaste quotidienne : vous êtes seul(e) et vous en avez marre de travailler, mais vous n’y prêtez pas attention.

    La seconde, c’est lorsque vous êtes très seul(e), vous en avez très marre de travailler, et cela commence à vraiment vous courir sur le haricot.

    La troisième, c’est lorsque vous être très seul(e), vous en avez très marre de travailler, il ne vous arrive que des merdes, si bien que vous commencez à soupçonner une gothique de votre fac d’avoir fait des expérimentations vaudoues sur votre personne.

    Je traverse actuellement cette troisième période (D’où mon absence. Ça a été dur pour vous aussi, je sais.)




    °°°°°



    Tout a commencé fin octobre 2006.

    Ce matin là, je n’avais pas envie de me lever. Il faut dire qu’un cours d’anthropologie économique à 9h du matin et un passage au secrétariat, ça motive peu.


    Après une éprouvante demi heure de bus où une morveuse de 5 ans m’a agité un jouet musical sous le nez en hurlant, je me suis rendue au secrétariat (musique de Psychose) où une secrétaire (cri strident) m’a fait recommencer toute ma fiche pédagogique parce que j’avais coché les cases avec un trait, et non pas avec une croix. Il y en a qui ont de vrais problèmes dans la vie.


    Après cet échange pour le moins chaleureux, je suis allée en cours d’esthétique.

    Fumiste, ridicule, prétentieux et snob sont les premiers mots que m’évoque notre brillant professeur (Monsieur Alain Chareyre Mejan: Si vous êtes étudiant en Arts Plastiques à Aix en Provence, ne prenez JAMAIS ses cours, ils sont inintéressants et vous aurez une sale note), mais ils ne sauraient suffire à le qualifier.

    Pour vous donner une idée, je le cite : (prenez un air inspiré) « Le cri est l’excès de sensations. (Silence) Non. Le cri est l’absence de sensations. Tiens, oui, notez ça, c’est bien. »

    Il nous a aussi parlé de Michel Leiris, qui, à l’âge de quinze ans, s’est tripoté la bistouquette devant le temple de Zeus, à Athènes, parce qu’il le trouvait joli.

    Que dire de plus.


    °°°°°



    Dans tous les cas, j’aime autant vous dire qu’après avoir supporté une gamine hystérique, une secrétaire sadique et un professeur arrogant, j’avais besoin de me défouler.

    Alors, plutôt que de tuer une vieille bique aixoise ou de harceler Maman, je suis allée jouer au tennis.



    Il est vrai que je ne vous ai pas fait part de ma grande passion pour le tennis.

    Et vous n’êtes pas sans savoir que les grandes amours sont souvent contrariées.

    Alors que je demandais à mon professeur si ma raquette convenait, il m’a répondu « De toute manière, toi, tu peux même jouer sans raquette, tu rattrapes jamais la balle. »

    Arrêtez de ricaner, je vous entends d’ici.

    En réalité, et ce qui a totalement échappé à mon professeur, c’est que j’ai inventé un nouveau sport : le tennis artistique.

    J’ai incorporé au tennis traditionnel des pirouettes, sauts et arabesques qui lui confèrent une grâce qu’on lui ignorait jusqu’alors.

    Hélas, mon génie demeure incompris, à l’instar de celui des grands inventeurs en leurs temps.

    De la même manière que Galilée s’est fait décapiter, je me suis pris une balle décathlon jaune fluo en pleine tronche.

    Face à tant d’ignorance et de violence bestiale, je suis rentrée chez moi manger des chips devant mon ordinateur.



    °°°°°


    Mais dans les périodes néfastes, rien ne se passe comme vous le voudriez, aussi mon ordinateur a-t-il planté tout plein de fois entre quelques bruits bizarres avant de finir chez Darty pour une réanimation qui a duré un mois (il faut au moins ça pour réinstaller Windows et passer l’aspirateur à l’intérieur).



    Difficile est la vie sans ordinateur.

    Je me sentais si seule que j’ai apprivoisé une mouche, que j’ai baptisé Adélaïde.

    Elle a partagé ma vie durant trois semaines.

    Elle me faisait la fête lorsque je rentrais de cours, elle regardait Un Dos Tres avec moi (OUI, je regarde Un Dos Tres, et je vous crotte), elle mangeait des miettes de tarte tatin que je lui laissais.

    Puis, elle s’en est allée au paradis des mouches.

    Ainsi soit-il.



    °°°°°



    Suite à cette période coupée de toute vie civilisée et au douloureux deuil de ma colocataire, est venu le temps des partiels, période néfaste par excellence.

    Faute de professeur compétent, j’ai du apprendre à parler italien en un week-end et j’ai mangé des pâtes pendant une semaine, par superstition. (Mais aussi parce que je n’avais plus rien à manger, et que j’avais la flemme d’aller faire mes courses).

    Mi chiamo Laura, mi piaciono gli spaghetti, mama mia, va fenculo, pizza, macaroni, forza roma, ciao bello ragazzo, ci sono le due, ma yé né pa dé voitour, lasciatemiiiiiiiiiii cantaaaaaaaaaare, con la chitarraaaaaaaaaa in maaaanooo, lasciatemiiiiiii cantaree una canzoneeeeeeeeee piano pianooooooooooo.

    Pardon.



    Mes partiels enfin tous passés (et ratés), et réalisant que mon avenir universitaire était pour le moins compromis, j’ai décidé de ne pas céder à l’auto apitoiement auquel je m’abandonne habituellement. Pour la première fois, j’ai pris ma vie en main.


    Je me suis acheté des ballerines léopard, deux sacs, quatre pulls et une paire de boucles d’oreilles.




    October 23

    Mon Entrée (Suivie De Très Près Par Ma Sortie) Dans La Vie Active. ("Active" N'étant Pas Le Terme Le Plus Approprié, Vous En Conviendrez Ultérieurement).

    Lorsqu’on est étudiant, on possède une somme d’argent sur son compte en banque proportionnelle au nombre d’heures où l’on travaille dans la semaine, c'est-à-dire aux alentours de dix euros.

    Somme que l’on peut honnêtement qualifier de merdique, notamment lorsqu’on a la fièvre acheteuse. Le fait d’avoir quelques scrupules à l’idée de racketter Maman ajouté à ça, et vous voilà face à l’inévitable : il va falloir travailler cet été.

    Drame.

     

    J’ai donc passé l’hiver à chercher, outre des chaussures sympas, LE job réunissant les caractéristiques suivantes :

    -         Pas d’horaires matinaux.

    -         Pas d’efforts, qu’ils soient physiques ou intellectuels.

    -         Assez peu d’heures.

    -         Relativement bien rémunéré.

     

    OUI, ce job existe. OUI je l’ai eu. Je me suis faite pistonner, mais je l’ai eu. Pontonnière dans un port de plaisance : quatre heures par jour, quatre jours sur huit, à rester assise sous un arbre pour 500 euros par mois. Je vous ferai remarquer que pour le même boulot, little buddha avait peanut.

     

    Eh bien, figurez vous que c’est terriblement chiant. 

    Surtout lorsque vous n’avez pas vraiment d’atomes crochus avec vos adorables collègues, à savoir un futur flic, et par conséquent fayot, stupide et prétentieux ; et deux jeunes filles incarnant la classe et le bon goût.

    Evidement, c’est ironique.

    Les trois centimètres carrés de tissus qu’elles arboraient offrirent un souvenir impérissable de notre chère île aux touristes, à savoir -non pas un buste de Napoléon en plastique- mais du string en veux tu en voilà qui dépasse de la jupe ras la touffe et qui comprime les bourrelets façon rôti de veau, où plutôt de vache, en l’occurrence.

     

    Mais bon, ouverte d’esprit comme je suis, j’ai toutefois tenté un dialogue, en vain.

    Extraits :

     

    Moi-même : C’est de la discrimination.

    Collègue 1 : Arrête de dire des mots qui veulent rien dire.

     

    Encore moi-même : Comment tu vas faire demain, si tu peux pas venir ?

    Collègue 2 : Je m’en bats la teub.

     

    Toujours moi-même : Alors, qu’est ce que tu vas faire des sous que tu as gagné cet été ?

    Collègue 3 : Boire.

     

    Ils est important de souligner que la collègue 1 a fait un IUT à Corte, que la collègue 2 est stagiaire dans une école primaire, et que le collègue 3 est le futur flic sus cité. Ou, comment expliquer pourquoi les domaines universitaire, scolaire et sécuritaire en France, et plus particulièrement en Corse, sont dans un état déplorable.

     

    Les responsables ne valant pas mieux que ses employés -effectivement, être raciste envers les italiens tout en ayant une clientèle essentiellement composée des mêmes italiens peut paraître contradictoire, voire incompréhensible- je me suis munie des Chroniques de San Francisco –que je vous conseille vivement, soit dit en passant-  dans le but de les lire en paix.

    Chose que je n’ai pas pu faire, vous vous en doutez bien.

    Car non, je n’ai pas de chance dans la vie, vous l’avez remarqué. Si ce n’est pas un avion fictif qui va me pourrir la vie, ce sera une abominable secrétaire, et cette fois, en l’occurrence, c’était un psychopathe.

     

    Je pensais pourtant en avoir fini avec ces gens là après avoir passé le difficile cap de ma première, où j’ai subis, plus ou moins silencieusement, un professeur de français qui, pour une raison restée inconnue, me haïssait du plus profond de son âme.

     

    Depuis, mes relations avec les psychopathes s’étaient raréfiées, et cela me convenait parfaitement.

    Malheureusement, cette satisfaction ne semble pas être réciproque. En effet, je soupçonne les psychopathes de me vouer un véritable culte. Ou alors, j’ai vraiment pas de bol, ce qui est loin d’être impossible.

     

    Mon psychopathe du moment m’a donc suivie partout pendant tout le mois d’août, attendant sournoisement l’occasion de se coller à moi, et me gonflant la tête de ses exploits de mâle viril. 

     

    Extrait :

    Le psychopathe : C’est cool comme job, ouais-ouais, moi j’ai fait ça quand j’étais plus jeune (NDLR : il a actuellement 17 ans, je précise), mais bon, je faisais pas des petits papiers comme toi, je pilotais la vedette. Haussement de sourcils satisfait,  propre au trou du cul péteux, de son nom latin Homus Horribilis.   

    Moi-même : La quoi ?

    Le psychopathe : La vedette. Tu sais, le petit yacht pour placer les bateaux.

    Moi-même : Ouais. La barque, quoi.

     

    J’ai bien tenté de me faire passer pour une lesbienne dans le but de m’en dépêtrer, mais l’idée n’avait pas l’air de lui déplaire ; j’ai alors lâchement insinué qu’il avait un ticket avec la collègue 1, oui, celle qui ne comprend pas le mot discrimination.

    Courageuse, mais pas téméraire.

     

    Enfin débarrassée de mon psychopathe, je me suis trouvée quelque peu désoeuvrée et ai décidé, pour m’occuper, de travailler.

    Idée audacieuse s’il en est.

    Après avoir fait tomber des papiers à l’eau, m’être faite hurler dessus par un italien hystérique (je n’ai absolument rien compris à ce qu’il racontait, hormis « va f’enculo », j’en ai donc déduit qu’il était désappointé), avoir tenté de contrôler les douanes, être partie en quête -vainement- d’un jeune, riche et charmant propriétaire de yacht (utopie); et au vu de mes maigres pourboires (aucun, en réalité), j’ai décidé de me trouver une autre occupation .

     

    J’ai donc passé le reste de l’été à tenter d’apprivoiser un cormoran, animal sympathique s’il en est, que j’ai, à force de persuasion, réussi à caresser, et cela durant une après-midi entière.

     

    Au final, si mes deux mois passés au port m’ont bien appris quelque chose, c’est que les gens sont tous des méchants ; contrairement aux cormorans qui sont tout mignons et tout gentils (hormis avec les poissons, qu’ils zigouillent impunément) ; et que le travail, c’est vraiment tout pourri.

     

    Par conséquent, j’ai décidé de m'acheter un zoo rien que pour moi, ainsi que de ne plus jamais travailler de toute ma vie, et pour ce faire, je me suis mise à jouer à euro millions.

     

    C’est Maman qui va être contente !

     

     

    Note de l'auteur: Vous vous étonnez certainement qu'en deux mois passés dans un port, je ne sois pas tombée à la flotte.

    Sachez que je m'en étonne aussi.

    September 21

    De l'art culinaire

    Bon. Ne m'engueulez pas: j'avais mon code à passer. OUI je l'ai eu, et il est inutile de rigoler, s'il vous plait, merci. De toute manière, vous aurez l'occasion rêvée de vous délecter de mon don pour la conduite, puisque mes désastreuses aventures sur roues seront développées dans un prochain billet.
    Pour l'instant, malheureusement, le temps me manque pour mettre au propre les notes que j'ai pu prendre pendant mes vacances (notamment ma future et non moins brillante analyse de la gestion du tourisme en Corse).
    En effet, je dois me préoccuper de mes inscriptions en fac, ainsi que de mon renouvellement de logement. Je me permet, à ce propos, de vous rappeler que ce sont les secrétaires qui sont chargées de ces différentes missons administratives; et que, par conséquent, je me retrouve plongée dans les profondes abysses (pléonasme) de la profonde et abyssale (pléonasme + répétition) débilité humaine.
    En attendant, un post plus ou moins inédit, puisque écrit il y a quelque temps déjà, mais jamais mis en ligne.



    A vaincre sans péril, on évite les ennuis.

    René Goscinny.


    Ce n’est pas une question de féminisme, mais je n’ai jamais été douée pour les taches ménagères.

    La première fois que j’ai fait le ménage, croyant avec candeur que le sol se lavait à la manière de la Cendrillon de Walt Disney, j’ai inondé la cuisine en lançant des seaux d’eau par terre. Grâce au ciel, Maman était là pour m’aider à éponger.

    Cependant, lorsque j’ai quitté le lycée, donc la Corse, et par conséquent Maman, il a bien fallu que je survive seule. Ma première priorité fut de me nourrir.

    Je décidai avec courage et aplomb de cuisiner du porc au caramel, accompagné de riz issu du commerce équitable, que j’avais payé le double du prix par simple conviction idéologique. Alors que je m’apprêtais à verser le riz dans ma jolie casserole IKEA, un commando de grains de riz kamikazes endoctrinés par des paysans sud-coréens proches d’Al Qu Aïda me sautèrent au visage. Suite à cette attaque, ils se dispersèrent sur l’ensemble du territoire de mon appartement afin d’échapper à mon éventuelle riposte.

    Qu’à cela ne tienne. J’avais perdu une bataille, pas la guerre. Je pris alors la décision de faire cuire le porc au caramel, au bain marie, puisque, dans un élan écologiste, j’avais refusé que l’on m’offre un micro ondes.

    L’opération « Bain Marie » a échoué après que je me sois tordue de faim pendant vingt minutes (le temps que l’eau chauffe sans bouillir) et que je me sois ébouillanté l’index de la main gauche, tout ça pour que mon porc reste froid.

    Pour couronner le tout, pendant l’opération « Egouttage », une partie du riz terroriste s’est évadé par les trous de ma passoire IKEA, qui étaient plus grands que les grains. J’en ai conclu, peut-être trop hâtivement, qu’en Suède les grains de riz étaient plus gros, ou bien que les designers Suédois étaient complètement stupides.

    Aussi furieuse qu’une ménade, je jetai violement le porc et la passoire dans ma poubelle, oui, IKEA toujours. Mais qu’avais-je fait ! J’eus droit aux représailles : mon éponge, tombée aux mains de l’ennemi, oui, ma fidèle éponge avec qui je nettoyais mes assiettes avec entrain ! Elle me brûla la main après avoir trempé dans le Styx, cette eau diabolique bouillonnant dans ma casserole. Après consultation de sa carte d’identité, je constatais avec effroi qu’elle était originaire de Chine, et qu’en plus, son côté gratounette était rouge. J’aurais du me méfier plus tôt.

    Bilan de ma crise Sino culinaire : trois grains de riz maîtrisés, le reste caché sournoisement partout chez moi, un procès avec le concepteur de passoires IKEA, un doigt chaud et du porc froid.

    Conclusion : Au vu de mon brillant combat contre le terrorisme, je pense avoir la carrure nécessaire pour me présenter à la présidence des Etats-Unis.


    (Ci dessous: séance de cuisine)

    August 29

    vacances à Paris de Miss Catastrophe (Mère et Fille) Partie 2/2


    Comme promis (quoique avec un peu de retard), la suite de nos trépidantes aventures parisiennes !


    JOUR 3 – Jeudi 27 juillet 2006



    Visite du centre commercial de la Défense, où l’on ne trouve que des vêtements pour mères de famille obèses aux goûts douteux.

    N’y allez jamais, excepté si vous êtes une mère de famille obèse aux goûts douteux.


    S’ensuivront une visite aux galeries Lafayette- où les articles soldés sont plus chers que les mêmes articles non soldés dans le reste de la France, et où j’ai croisé une blonde de la star ac- ainsi que quelques errances dans le métro (Mais, les stations défilent dans le désordre, comme c’est curieux…)


    Le point positif de cette journée est activement recherché.



    JOUR 4 – Vendredi 28 juillet 2006



    Pour nous consoler de notre déception de la veille, Jean-Pierre nous a emmenées faire du shopping.

    C’était la première fois qu’il faisait du shopping avec moi.

    Je pense que ce sera la dernière.


    Effectivement, je suis de nature plutôt chiante au quotidien, mais cet aspect de ma personnalité prend une importance considérable lorsque je me trouve dans un magasin.



    Episode N°1 : La boutique Swatch.


    Situation : j’hésite entre plusieurs bagues.

    Moi : Hum j’hésite. (Il est vivement conseillé de fuir dès ce moment précis). J’aime bien la rouge et la bleue. Je peux les essayer ? Oh les deux sont bien, vous préférez laquelle ? Je sais pas trop… Oh elle est jolie la carrée, je peux l’essayer ? Oh je sais pas, celle la aussi elle me plait, tiens j’avais pas vu celle avec les fleurs, oh lalala comment je vais faire, je les aime bien toutes pfffffffffffff j’hésite. Je peux essayer celle avec les ronds ? Bon je prends laquelle ? Aidez moi à choisir, pitié. Bon ok j’en prends deux. Oui, mais lesquelles ? Alors, c’est sur, je prend la rouge. Et la deuxième ? A moins que je prenne la bleue et celle avec les ronds. Et la taille, vous avez quoi comme taille ? 5 et 6 ? Je prends 5 ou 6 ? Parce que le 5 me va à l’annulaire et le 6 au majeur. Alors j’en prends une en 5 et une en 6. La rouge en 5 et celle avec les ronds en 6. Ou l’inverse. A moins que je prenne la bleue en 5 et celle avec les carrés en 6. Ou l’inverse. Bon c’est sur, je prend la bleue en 5. Quoique, je sais pas. Vous en pensez quoi ? Vous voulez pas m’aider ? pffffffffffffffffffff je sais pas quoi choisir…


    Bon, il faut avouer que le vendeur ne m’a pas aidée. Une fois que j’avais définitivement choisi la rouge, il m’a avoué qu’il préférait la bleue, ce qui a eu pour conséquence que Maman et Jean-Pierre l’ont traité de malade masochiste inconscient.

    Finalement, j’ai pris la rouge et celle avec les ronds.

    Mais peut-être que j’aurais du prendre la bleue…



    Episode N°2 : La boutique Noa Noa.


    Situation : j’hésite entre deux chapeaux.

    Moi : Oh il est beau le grand noir, et le petit aussi. Lequel je prends ? (Silence accentuant le degré d’angoisse, palpable dans la pièce.)

    J’hésite.

    Maman et Jean-Pierre, en chœur : Oh putain.


    Moi : Le grand me va un peu large, vous n’avez pas la taille en dessous ? Non ? Oh ben je sais pas alors. J’aime bien le grand. Et le petit aussi. Lequel vous préférez ? Moi j’aime bien les deux. Bon déjà, c’est sur, je prends le grand. Alors est ce que je prends aussi le petit ? Pffff je sais pas, j’ai déjà acheté deux bagues…Non, le grand me va trop large, donc je prends le petit, mais le grand, je le prends ou pas ? Ohlalala j’hésite. Etc.


    Bon, au final, j’ai pris les deux et je suis pauvre.


    Jean Pierre nous a alors emmenées visiter une église, afin que je ne puisse plus rien acheter. Et pas n’importe quelle église, celle de saint Sulpice, lectrice du Da Vinci Code oblige.

    Malheureusement, ils ne m’ont pas laissée creuser dans la salle, les saligauds. Déjà que je n’ai pu déterrer ni Marie-Madeleine sous la pyramide du Louvre, ni le squelette de Jim Morrison au père Lachaise pour le vendre sur Ebay…


    Finalement, Jean-Pierre s’est débarrassé de nous, enfin ; et de moi, surtout, pour nous expédier au concert des Rolling Stones.


    Je vous avoue que je craignais le pire. Un tsunami, l’Apocalypse, la peste noire, une invasion de criquets, enfin, un truc qui ne pourrait arriver qu’à Susan Mayer et moi.


    Déjà, c’était mal parti : un concert déjà reporté, un guitariste plus ou moins rétabli de sa chute d’un cocotier, mon autre cousin, Patrick, n’étant pas au point de rendez vous mais dans son bain (il est pire que moi- si, ça existe.), le ciel orageux, une heure d’embouteillages sur la route du stade de France, et les toilettes les plus sales du monde (Je ne me croyais pas capable d’ouvrir une porte avec mon pied. L’instinct de survie, sans doute.)


    Et puis, c’est lorsqu’on s’attend au pire que tout se passe bien.


    Il est inutile de préciser que c'était évidemment supergénialmégachouettehypertropbien, ni de parler de la forme olympique de Mick, du flegme so british de Charlie, de l’allure de Ron, des riffs de Keith, ni du Jumpin’Jack Flash d’ouverture et du Satisfaction de clôture, certes oui, mais je le précise quand même.


    Sait-on jamais, que je tombe sur un snob ridicule -pléonasme- fan de groupes inconnus qui n'ont rien inventé et qui vendent 3 albums et demi; répétant les sempiternelles répliques "les Stones c'est commercial, ils font ça pour le fric", "c'était mieux avant" et autres imbécillités, dans le seul but de se donner un genre.


    Pas de catastrophe, donc.

    Juste la présence, dans le public, de Jane Birkin (elle a acheté un poster au même stand que moi !) et d’un cocotier gonflable géant, d’un goût douteux, généreusement offert par le fan-club de Keith Richards.

    Pas de terroristes islamistes, pas de tremblement de terre, pas d’explosion nucléaire, pas de Rolling Stone foudroyé par une crise cardiaque, pas d’effondrement de stade.

    Stupéfiant.


    Point positif : j’ai deux bagues, deux chapeaux, et j’ai vu deux fois les Stones !!!



    Bilan de mon séjour parisien :


    Air France, c’est des sales voleurs tous pourris qui puent.

    Les verrous de WC, ça se ferme souvent mais ça s’ouvre pas à tous les coups.

    Le père Lachaise, c’est trop grand et ça ferme trop tôt.

    Le personnel du Louvre interdit formellement de chercher le corps de Marie-Madeleine. Surtout si vous vous servez d’une pioche.

    La Défense, c’est nul.

    Il est vivement conseillé de prendre le métro dans le bon sens.

    Le personnel de l’église Saint-Sulpice est au moins aussi réticente à l’usage des pioches dans son établissement que celui du Louvre.

    Paris est une énorme pompe à fric (des micros cocas à 4 euros les 20 cl, des débardeurs petit bateau 5 euros plus chers que dans le reste du monde, obligation de consommer une boisson si l’on veut consommer un gâteau sur place- gâteau qui est lui-même plus cher s’il est consommé sur place…)

    En bref, le prochain pinzutu qui vient me dire que la Corse, c’est trop cher, je lui crève un œil.

    Je suis extrêmement pénible, surtout lorsque je fais les boutiques.

    Les Stones, c’est les plus mieux.


    Conclusion : On peut très bien être une parfaite andouille sans forcément être blonde.

    August 12

    Vacances à Paris de Miss Catastrophe (Mère et Fille) Partie 1/2

    Des vacances à Paris.

    Ouh lala, ciel que c’est romantique mon dieu mon dieu.

    Sauf que ce sont les vacances à Paris de moi-même, et que, par conséquent, l’aspect idyllique de la carte postale est à oublier.

    Et cela avant même de monter dans l’avion.

    Car pour monter dans l’avion, la présence matérielle de l’appareil est vivement recommandée. D’ailleurs, l’avion est généralement présent au décollage.

    Sauf quand je suis censée être dedans.

    Dans ce cas précis, l’avion a du retard, ou est tout bonnement annulé. (Remémorons-nous la finale Bastia Lorient en 2002, où j’ai attendu un avion qui n’existait pas. En vain, forcément.)

    JOUR 1 – Mardi 25 juillet 2006

    Donc, 1 heure de retard, à l’issue de laquelle Maman a décidé de ne plus rien faire en ma compagnie, pour la bonne et simple raison que je porte la poisse.

    1 heure et demie de vol, soit de midi à 13 heures 30, et par conséquent, l’heure du repas.

    Vais-je vous dire que je n’ai RIEN eu à manger ? Oui.

    Eh bien figurez-vous que je n’ai RIEN eu à manger. Enfin si, UN GATEAU. Pas un gros gâteau non-non, un petit gâteau pourri rikiki taille granola.

    Outre le fait d’avoir manqué de mourir de faim, j’ai failli finir mes jours en Croustibat de Findus, tant la clim était mal réglée. (Il faisait au moins -50°C dans la cabine- NON je n’exagère pas.)

    Je ne m’étendrais pas plus, le personnel d’Air France faisant partie de ma liste noire, que j’envisage très sérieusement de gazer le jour où je serais Führer (avec les secrétaires, le personnel de la poste et celui de Cegetel.)

    NB : je précise qu’au cours de voyages antérieurs, le personnel d’Air France m’a tout cassé ma jolie valise et m’a volé des dvds dans mon sac, en soute. Faire du ciel le plus bel endroit de la terre, mon cul.

    Bref. Une fois arrivée à Paris, souffrant d’hypothermie et d’anémie, je me suis rendue chez mon cousin, Jean-Pierre, ou plus exactement dans ses toilettes, desquelles il m’a été impossible de sortir. Le cousin précédemment cité s'est donc vu dans l’obligation de démonter la porte, afin que je recouvre la liberté. Pitoyable, oui, je sais.

    Loin de nous laisser intimider par cette malchance, Maman et moi-même décidons de nous rendre au père Lachaise. Sait-on jamais qu’une météorite décide de me tomber sur la tête, j’aurais au moins l’avantage d’être sur place.

    Alors, pour les gens désireux d’aller visiter ce célèbre cimetière, sachez qu’il ferme à 18h, qu’il occupe une surface de 44 hectares et qu’il n’y a aucune indication.

    Je ne vous conseille donc pas d’y aller à 17 heures, en tongs et sans plan.

    Chose que j’ai faite. Evidemment.

    Le point positif étant que j’ai tout de même vu la tombe de Pierre Desproges. Etonnant, non ?

    JOUR 2 – Mercredi 26 juillet 2006

    La visite du Louvre : classique.

    La visite du Louvre en ma compagnie : éprouvant.

    Car lorsqu’on parvient à me traîner dans un musée, on assume les conséquences de ses actes.

    Un de mes principes étant que lorsque l’on fait quelque chose, on le fait bien, Maman et moi avons visité le Louvre dans sa quasi-intégralité en une après midi.

    Je l’ai tout de même dispensée des sculptures grecques et des peintures espagnoles, par charité chrétienne, bien qu’étant athée.

    Effectivement, après 4 heures à monter et descendre des escaliers – les escalators, ça casse un peu le décor- Maman prenait une couleur inquiétante.

    Le point positif étant que Maman a désormais pris la décision de ne plus jamais m’inciter à visiter un musée avec elle.

    A suivre: une éprouvante séance de shopping et autres péripéties.

    August 03

    Secrétaires, cerbères (Suite et fin)


    Comme promis, voici la seconde partie de notre développement tendant à démontrer, en premier lieu, que la secrétaire est stupide; et en second lieu, qu'elle ne sert à rien.

    III. La secrétaire est stupide.


    La secrétaire a le QI de la tong droite de Paris Hilton.

    On ne lui demande presque rien, et ce presque rien, elle est totalement incapable de le faire.


    Moult étudiants ont eu des problèmes, dans leur scolarité, dus à la connerie profonde de la secrétaire. (Spéciale dédicace aux étudiants de Lettres et Arts de la fac d’Aix ^^)

    Outre sa difficulté à donner une information exacte à un étudiant, et le fait qu’elle soit totalement étrangère au monde qui l’entoure -j’ai tout de même du chercher un papier prouvant que ma licence existait, c’est quand même fort en chocolat, vous en conviendrez- la secrétaire est absolument incapable de remplir un relevé de notes correctement.


    Je ferai allusion à mon expérience personnelle : en Licence 1, j’ai du, certes, prouver que ma licence existait, mais je me suis également retrouvée avec un 02 en littérature. 14,15 et 02. Avouez que le 02 fait tache. Ma prof de littérature étant enceinte, de jumeaux, qui plus est, et la secrétaire complètement larguée, j’ai du me résigner à attendre environ 6 mois avant de me rendre compte que mon 02 était en réalité un 12.


    Certes, cela peut arriver à tout le monde. Eh bien, cela arrive à tout le monde, je vous rassure tout de suite. Je ne vous citerai pas les noms et désastreuses mésaventures qui advinrent à mes petits camarades, car j’ai la flemme.


    Cela arrive à tout le monde, oui, et deux fois plutôt qu’une.

    En Licence 2 (cette année, donc, cette semaine, même), je vais consulter mes résultats sur internet.

    Quelle n’est pas ma surprise lorsque je vois « défaillant » en tant que résultat de mon année.

    Quelle n’est pas ma surprise lorsque je vois que je suis inscrite absente à des partiels auxquels je me suis rendue.

    Après d’innombrables coups de téléphone, j’ai fini par tomber sur une pauvre nouille complètement dépassée par la situation.

    J’aurais pu me montrer compréhensive, étant moi-même une pauvre nouille souvent dépassée par la situation, si elle ne m’avait pas prise de haut en me suggérant de lui envoyer un mail, me certifiant, exaspérée par mon désespoir, que cela était la seule et unique solution, et qu’elle était occupée actuellement.


    Bon, au final et en bref, je l’ai insultée avant de lui raccrocher au nez, suite à quoi je lui ai envoyé une dizaine de mails, ainsi qu’à de nombreux responsables de la fac d’Aix.

    Oui, je suis chiante, mais rappelez-vous : si je n’avais pas été chiante, je serai restée avec mon 02 en littérature.


    Actuellement, je l’ai harcelée par plus tard qu’il y a 10 minutes, et je n’ai toujours pas ma note de dessin. (Enfin, si, je l’ai, le prof me l’a envoyée, mais cela va faire deux semaines qu’elle doit la rentrer dans son ordinateur. Dur.)


    IV. La secrétaire ne sert à rien.


    La secrétaire ne sert à rien. Elle ne peut même pas faire office de potiche, puisqu’elle est moche.

    Les horaires d’ouverture du secrétariat sont à l’image de l’esprit de la secrétaire : quasi-inexistants.


    La porte est officiellement ouverte de 8h à 9h, soit un total de 1h, seulement 4 jours par semaine, et n’est franchie que par très peu d’étudiants. QUI voudrait se lever à 7h30 pour se farcir la tronche de Madame Mime, en moins rigolote qui plus est ?

    De plus, pour la poignée de masochistes prêts à affronter l’animal, il n’est pas évident que la porte de l’antre soit ouverte.


    Je citerai, à ce propos, deux anecdotes tirées de mon expérience personnelle :

    Désireuse de changer mes options mais victime de plusieurs tentatives infructueuses au secrétariat, j’ai décidé de ne plus me lever et d’attendre qu’un responsable me téléphone en s’apercevant que mes options sont totalement incompatibles avec ma licence.

    Cependant, certains de mes camarades, plus optimistes (en même temps, c’est pas bien dur), se rendirent maintes fois au secrétariat, pour se trouver face à une porte close.


    L’un d’eux me racontait ses mésaventures matinales, lorsque l’on vit une jeune femme, portant par ailleurs de splendides chaussures mordorées, frapper à la porte du secrétariat de lettres modernes. Personne n’ouvrant, elle chuchota « Ouvreeeeeeeeee ! c’est Sabiiiiiiiiiiiine ! ».


    Et la porte s’ouvrit, avant de se refermer expressément.

    N’est ce pas abominable, je vous le demande.


    Autre anecdote horripilante : en juin dernier, j’attendais mon tour pour un oral, assise dans le couloir du département de lettres modernes. Je vis un secrétaire (oui, UN, parce que les hommes ne sont pas en reste dans cette pseudo profession) entrer dans son bureau.


    Quelques minutes plus tard, une étudiante, elle aussi victime du QI négatif d’une secrétaire- on avait inversé ses notes avec celles d’une autre élève, aux résultats forcément catastrophiques- frappa à la porte afin d’exposer son problème et espérant le voir résolu avant les vacances scolaires.

    Inutile de vous dire que personne ne lui a ouvert. Je lui ai alors dit d’insister, l’informant que j’avais vu quelqu’un entrer. Elle tambourina sur la porte environ un quart d’heure, suite à quoi, résignée, elle quitta ces lieux hostiles.


    Cinq minutes plus tard, cette espèce de trou du cul est sorti de son bureau.

    N’est ce pas d’une cruauté innommable, je vous le demande.


    En conclusion, nous pouvons donc voir que la secrétaire est vraiment moche, complètement méchante, absolument stupide et totalement inutile.

    Ce qui me fournit quatre excellentes raisons de la haïr, de l’abominer, de la mépriser, de la détester- que dis-je- de ne pas l’aimer.

    July 30

    Bisquage suprême

    Je tiens à vous informer qu'avant hier soir, le 28 juillet 2006, j'ai assisté au concert des Rolling Stones au stade de france.

    Voilà, je vous ai informés.

    Vous pouvez désormais bisquer à mort.



    PS: Je vous joint la liste des chansons interprétées, histoire de vous faire bisquer encore plus (si toutefois c'est possible):

    Jumpin'jack flash

    It's only rock'n'roll

    Oh no not you again

    She's so cold

    Tumbling dice

    As tears go by

    Streets of love

    Midnight rambler

    Night time is the night time (reprise de Ray Charles, à télécharger !!!)

    The place is empty (Keith Richards)

    Before they make me run (Keith Richards)

    Miss you

    Rought justice

    Start me up

    Honky tonk women

    Sympathy for the devil

    Paint it black

    Brown sugar

    You can't always get what you want (Version live à télécharger !)

    Satisfaction (Of course)



    July 22

    Secrétaires, Cerbères

    Je hais les secrétaires.

    Je les abomine, je les méprise, je les déteste.

    J’irais même plus loin : je les aime pas.

    Je développerai ma théorie anti-secrétaires en 4 points principaux :

    Dans un premier temps, nous constaterons que la secrétaire est toute pas belle.

    Ensuite, nous verrons que la secrétaire est toute méchante.

    Puis, nous rendrons compte que la secrétaire est stupide.

    Enfin, nous conviendrons que la secrétaire ne sert à rien.


    I. La secrétaire est une pas belle.


    La secrétaire est, par définition, inactive.

    Elle n’a même pas besoin de demander à Sabine, sa copine secrétaire du 2ème- évidemment qu’elle s’y rend grâce à l’ascenseur- d’aller lui chercher un café, puisqu’elle a généralement une Senseo à côté de son bureau.

    Car oui, aussi étonnant que cela puisse paraître, la secrétaire boit du café.

    Je vous laisse imaginer une secrétaire décaféinée.

    Même un pot de fleur mort est plus actif.

    Lorsqu’elle a un renseignement à demander (ça lui arrive : pour savoir où Sabine a acheté ses splendides chaussures mordorées), elle ne se rend pas dans le bureau suscité, non !

    Elle utilise le téléphone. (Téléphone stratégiquement situé à moins de 30 centimètres de sa main. Juste à côté de la Senseo.)

    Par conséquent, tous ces facteurs font que l’amas graisseux du postérieur de la secrétaire peut proliférer à volonté.

    Résultat : la secrétaire a un gros cul.

    J’illustrerai mon propos en mentionnant l’existence de la secrétaire de sociologie de l’université Aix-Marseille 1. (Bureau A 505 , au 5ème étage. Oui, elle aussi prend l’ascenseur.)

    Ses complexes fessiers- et autres, car au bout de 10 ans de ce travail éreintant, la cellulite s’attaque à toutes les parties du corps, organes compris : arrivé à la retraite, et souvent bien avant, le cerveau de la secrétaire est composé à 90% de graisse et 10% d’air (car elle a accumulé de nombreuses pauses, vacances et autres congés maladie tout au long de sa carrière)- ses complexes fessiers, disais-je, entraînent irrémédiablement le célibat, ou, dans le meilleur des cas, le concubinage avec le premier venu (rarement le meilleur).

    S’ensuit logiquement la frustration d’être mal baisée, voire pas du tout, ce qui, au final, rend la secrétaire plus hargneuse qu’un teckel en rut.

    Ce qui nous amène à notre deuxième point : la secrétaire est une méchante.


    II. La secrétaire est une méchante, donc.


    Au premier abord, la secrétaire est malpolie.

    Lorsque vous vous trouvez dans l’obligation d’entrer dans un secrétariat, un silence de mort suit votre « bonjour ». (Après le « bonjour », si vous n’êtes pas trop con, vous ne dites pas « au revoir ». Ce qui pousse la secrétaire à décréter que l’étudiant est un sale petit merdeux malpoli)

    Au deuxième abord, la secrétaire est victime d’une surdité assez curieuse : elle ne semble pas entendre la fréquence sonore de la sonnerie du téléphone. Enfin, sauf quand c’est Sabine, qui la rappelle pour lui donner l’adresse de la boutique où elle a acheté ses magnifiques chaussures mordorées.

    J’illustrerai mon propos à l’aide d’un exemple illustré tiré de ma vie personnelle : l’idée de faire une licence de sociologie me trottait dans la tête depuis quelques temps. Je me décidai donc d’aller retirer une feuille pédagogique au secrétariat. Téméraire. Malheureusement, le secrétariat de sociologie fermait à 11h, ce qui le distinguait des autres secrétariats de l’université dont l’horaire de fermeture était 11h30, et il était environ 11h10.

    Malgré cela, la porte était tout de même ouverte.

    - Bonjour, excusez-moi de vous déranger, je voudrais une fiche pédagogique.

    - Le secrétariat ferme à 11h, me répondit sèchement la secrétaire précédemment citée (Bureau A 505)

    - Je suis désolée, je pensais qu’il fermait à 11h30, pourrais-je avoir la fiche s’il vous plaît ?

    - Non, le secrétariat est fermé.

    - Mais, elle est juste sur votre bureau la fiche (Entre la Senseo et le téléphone, NDLR), ça vous prend trois fractions de secondes de me la donner.

    - Non, si tous les étudiants faisaient comme vous, je ne m’en sortirais jamais.

    - Je sais, mais je me suis levée exprès, ça ne vous coûte rien.

    - Non, revenez demain matin.

    Bon, c’est vrai, j’aurais pu aller la prendre, la fiche. Mais voilà, sur le coup, je n’y ai pas pensé.

    Le lendemain, j’y suis donc retournée. Je m’empare avec entrain de la fiche tant désirée, et m’apprête à quitter ces lieux hostiles.

    - Il faut que vous me la rameniez demain avant 11heures.

    - Demain, j’ai cours, je vous la laisserai dans la boîte aux lettres.

    - Non, on ne met rien dans la boîte aux lettres. (Exception faite de l’adresse de la boutique où Sabine a acheté ses magnifiques chaussures mordorées)

    - Eh bien, pourquoi en avez-vous une ?

    -

    Je remplis donc ma feuille sur place, en prenant bien mon temps et en posant plein de questions sur toutes les options possibles et inimaginables, questions qui resterons à jamais sans réponses.

    Les coups de fils incessants et désespérés d’un(e) pauvre étudiant(e) resteront, eux aussi, sans réponse.

    Effectivement, le téléphone a sonné environ 1 million de fois, et n’a jamais été décroché.

    Finalement, je ne me suis pas inscrite en sociologie.


    A suivre: la deuxième partie de notre développement, composée de deux idées majeures: "la secrétaire est stupide" et "la secrétaire ne sert à rien."

    July 11

    Au secours.

    Vous vous demandez, ou pas, pourquoi mon dernier post date du premier juin.
    L’hypothèse la plus plausible est que j’ai eu la flemme.
    Certes, vous avez à votre profit de nombreux exemples similaires et antérieurs tendant à valider cette hypothèse.


    Seulement, pour une fois, cette absence n’était pas voulue.
    Effectivement, je viens de passer un mois qu’on pourrait qualifier de merdique, ce qui entraîne, tout naturellement, une période de boudage. (Voir notre document numéro 1)


    Tout d’abord, les partiels. Inutile de dire que les partiels, ça pue du cul. Soit vous le savez en connaissance de cause, soit vous supposez fort bien.
    Nous avons eu droit, en autres, à une analyse filmique de Robert Bresson. La difficulté principale pour l’étudiant était de retenir certaines pulsions, assez compréhensibles, visant à démontrer, par A+B et à travers un plan thèse antithèse synthèse, que Bresson, c’est vraiment tout pourri. (Voir notre document numéro 2)


    Si vous n’avez jamais vu de films de Bresson, ce qui est louable, vous avez bien fait. Ces films ne doivent être regardés que dans un cas précis : vous avez des pulsions suicidaires, mais vous hésitez à sauter du balcon. Un film de Bresson vous convaincra définitivement à accomplir le grand saut.

    Je vous passe l’hymne à ce réalisateur moisi que nous a rabâché notre brillant professeur d’analyse filmique, un pauvre pecno ayant avalé un exemplaire de Télérama et le récitant mot à mot ad vitam eternam, histoire de se donner l’air intelligent.
    On citera tout de même une ou deux répliques parmi d’autres, répliques se passant de commentaires : « Admirez ce magnifique plan fixe de 4 minutes sur le pied du héros », « Oui, l’acteur joue faux et il n’y a aucune intrigue, mais c’est fait exprès ! C’est en cela que Bresson est génial, c’est le premier à avoir fait une chose pareille ! » (Si je filme une course poursuite de 4h30 entre deux stylos de marque bic, je serais la première à l’avoir fait. Serais-je en cela géniale ? J’en doute.) Ou encore le célèbre « Si vous n’aimez pas Bresson, vous n’aimez pas le Cinéma ».
    Enfin bon, j’arrête, je me fais du mal.


    Quoi de mieux, pour se distraire en pleine période d'examens, que la télévision ?

    La drogue, me direz-vous. Certes oui, vous répondrais-je, mais c'est nettement plus cher.

    Quoi de pire que d'allumer sa télévision, dans l'espoir de se laisser captiver par un épisode de Desperate Housewives, et de tomber sur un match de foot ?

    La drogue, me direz-vous. Non, ce n'est pas pire, vous répondrais-je.



    Un mois de foot. Des matchs sur la 1, la 4 et la 6, des émissions sportives sur la 2 et la 3, et des documentaires retraçant l'histoire du football à travers les âges sur la 5.

    L'horreur totale.


    Non, je ne ferais pas de pamphlet du foot. D'une part, parce que j'ai la flemme, et d'autre part, parce que ça serait trop facile.

    La seule définition de ce sport suffit amplement à traduire son haut dégré de crétinerie: 10 mecs qui courrent après une baballe, un autre qui la rattrape avec ses mimines, et des millions d'abrutis qui hurlent des propos qui ne mériteraient même pas d'être chuchotés.



    Des fois, on a même droit à des candidates socialistes qui annoncent leur futur et quasi-fictif programme présidentiel en citant Zidane. (Petite parenthèse: je viens de me rendre compte, à l'instant même, que Word n'a pas répertorié le nom de Zidane. Tout n'est pas perdu.)

    Ou, comment prendre ses élécteurs pour de pauvres incultes.


    Je profite d'ailleurs de l'occasion pour décerner la palme de la connerie profonde à mes très chers compatriotes Corses, qui ont scandé tantôt "Allez les bleus"; tantôt "Viva Italia"; mais également pour saluer nos grands-parents et autres ancêtres, qui se sont vaguement faits zigouiller pas les deux puissances en question.


    Bref. (C'est un bref de soulagement que je laisse échapper ici.)

    Le foot, c'est fini, et vu que la France s'est pris une taule, on va nous foutre la paix jusqu'en 2008. (Je vous signale qu'en plus du mondial, on a l'euro... Joie.)


    Mais bon, suite à la période de partiels, perturbée par une grille télé imposée par des programmateurs beaufs qui puent, il y a le fameux job d'été, dont l'objectif principal est de s'adonner aux joies du shopping. (Enfin une notion positive dans ce post ^^)


    Sachez, à ce propos, que j’ai trouvé LE job d’été, ou je ne fais absolument RIEN.
    Eh bien figurez-vous que de ne rien faire, ce n’est pas super rigolo, c’est même chiant, si j’ose dire.
    A tel point que j’ai réussi à apprivoiser un cormoran ( Voir notre document numéro 3), et cela après 4 heures de tentatives acharnées visant à lui gratouiller la tête (Véridique ! Je l’ai même caressé !) , et que je me suis lancée dans la relecture des Essais de Montaigne. C’est dire.


    Enfin, et pour couronner le tout, la crise d’adolescence.
    Pas moi, en ce qui me concerne, je suis en crise tout court, et c’est bien antérieur à l’adolescence.
    Non, le sujet à cette terrible maladie (qui me semble pour le moins irréversible) est mon adorable frère de 12 ans et demi. (Voir notre document numéro 4)

    Dur. Les yeux au ciel, les « pfffffffffff », « ça va hein ! », « j’ai plus 4 ans », les pustules et la fashion attitude, spécifique au sud de la France, vous donnent l’impression de vivre dans la première real TV réalisée par Jean-Luc Delarue.
    D’ailleurs, je trouve ce concept intéressant, du moins tant que je n’en fais pas directement partie, et je m’en vais rédiger une thèse sur l’adolescent corse, que j’enverrais à Monsieur Delarue, après quoi je songerai à monnayer quelques royalties.


    Enfin voilà, et j’en oublie. Evidemment, oui, il y a plus malheureux. Les Africains, les SDF et les cancéreux caracolent en tête de la liste des gens à plaindre.
    Oui, mais bon, s’il faut être Ethiopien pour pouvoir avoir le droit de râler, c’est même pas drôle, et puis d’abord.
    Alors oui, je râle, et je vous crotte.
    Prout.

    June 28

    Question rhétorique: Les profs et les étudiants d'art sont-ils nuisibles à ma santé mentale ?

    C'est une excellente question, et c'est normal me direz-vous, c'est moi qui l'ai posée. Je vais donc tenter d'y répondre, birllament, comme à mon habitude.

    La réponse à cette question est un oui positif. Je m'explique. Les profs et les étudiants d'art sont très semblables, on ne peut les distinguer que par leur physique.

    En effet, l'étudiant d'art porte des haillons nettement plus colorés, et une masse capillaire beacoup plus volumineuse que son professeur. On trouve une multitude de choses dans la chevelure de l'étudiant d'art, qui est en cela comparable à l'estomac d'un grand requin blanc. Chez les males (je parle des étudiants, pas des requins) on y trouve principalement divers ingrédients culinaires. Oeufs, crevettes, épinards, carottes, moussaka, spaghetti, brocolis (homage à Pifou), nouilles asiatiques (homage à Fred), tarte au citron meringuée (homage à Mamaman), chips à la bolognaise (homage à Jerome), sushis (homage à moi meme), gencive de porc (homage à Simon Jeremy)... Bon ok, j'arrete. Je commence à avoir faim.

    Chez les femelles, en revanche, il s'agit plutot d'outils d'arts plastiques. Crayons, stylos, double décimètre, papier canson, sculptures, toiles, colle, scotch, ciseaux... mais l'accessoire de coiffure le plus en vogue chez elles est LE pinceau. THE pinceau meme, distinguant l'élite du vulgaire étudiant de lettres, d'histoire géo ou de philosophie. Mais revenons à nos haillons. Etudiants males et femelles portent de curieux pantalons dont l'entrejambe se situe au niveau du genou. Une équipe de scientifiques de l'ARC étudient actuellement la manière dont ils peuvent courir. Pour les aider dans leurs recherches, envoyez leur des sioux (SI, C'EST DROLE.) Ils (les étudiants, pas les scientifiques) portent également des chaussures gigatesques, des tuniques multicolores, et les femelles se peignent souvent sur le visage des dessins dont la signification demeure, aujourd'hui encore, inconnue.

    Pour résumer, j'aurais pu dire que l'étudiant d'art ne connait ni l'existence du shampooing, ni celle du peigne, et qu'il ressemble à s'y méprendre à un clown. A la différence près que le clown est censé etre drole, et que l'étudiant d'art sombre plutot du coté du ridicule. Qu'a cela ne tienne. L'étudiant d'art trouve son accoutrement spirituel, et tout ce qui ne ressemble pas à un clown tourmenté, est, pour lui, un objet de mépris de par sa banalité.

    La banalité, voila ce que déteste l'étudiant d'art. Pour combattre cette terrible banalité, les étudiants d'art ont décidé d'etre follement originaux en s'habillant tous de la meme façon. Que de solidarité, que de solidarité. Si l'étudiant d'art a des airs de clown hautain, son professeur s'approche plutot du clochard snob. Le prof d'art cultive avec soin et amour le look de cradingue. Cheveux gras en queue de cheval, jean troué, tee shirt taché, chaussures sans semelle ni lacet. Sexy, en somme. Le prof d'art ferait fuir n'importe quel exterminateur de cafards, aussi kafkaiens qu'ils soient. En revanche, étudiant et prof d'art sont tout à fait semblables sur le plan artistique. Ils affectionnent tout particulièrement les crottes. Crottes sur toile, crottes sur pellicule, crottes sur négatif, crottes sculptées, crottes sur CD ... C'est le prof d'art qui enseigne à son étudiant l'art de la crotte. Le prof d'art aime son étudiant. Il trouve géniaux ses clichés de poubelles et ses courts métrages philosophiques. Je ne résisterai pas au plaisir sadique de vous en faire subir un extrait. J'y ai eu droit, je ne vois pas de raisons pour que vous y échapiez. Courage, j'y ai survécu, mais comme vous etes novices, j'ai tout de meme abrégé, non, non, ne me remerciez pas. Ma bonté me perdra.

    COGITATIONS PARABOLIQUES, extrait:

    Une cigarette se consumme dans un cendrier. (durée du plan: 10 minutes)

    Voix off: "Depuis ma plus dégueulasse enfance, je me pose toujours cette question: Que suis je ? ................ Pourquoi suis je né ? ........................... Je sais que je ne suis pas, mais ai je été ? ........................ Serai je ? ................ Ou suis je ? ............... Ou vais je ? ................................................... Le monde c'est de la merde, la seule issue: le suicide ..." Générique: Kyo, Evanescence, Saez ou Mylène Farmer, c'est selon.

    En fait, prof et étudiant d'art sont très friands de mal etre et de la rebelle attitude de l'adolescent prépubère trouvant une spiritualité quelconque dans l'oeuvre de Mylène Farmer. Le suicide est donc le dada du prof et de l'etudiant d'art. La question que nous nous posons alors est la suivante : Mais pourquoi diable ne se pendent-ils pas ?! Je propose donc de leur venir en aide, et par la meme occasion de soulager tous les autres étudiants, en envoyant une corde à l'adresse suivante:

    Université de Provence Aix Marseille 1

    Département Arts Plastiques et/ou Cinéma

    13 090 Aix en Provence

    Je concluerai donc en répondant, encore une fois : OUI, les profs et les étudiants d'art nuisent à ma santé mentale, car, malheureusement pour moi, je me lave, je me coiffe, je met des jeans normaux, je n'aime pas les crottes et je n'ai pas de pulsions suicidaires. Conséquence: j'ai des sales notes, et franchement, ça me gave. Pour finir (bravo à ceux qui ont tout lu !), petite chanson :

    Boutonneux et militants/ Pour une société meilleure/ Dont y s'raient les dirigeants/ Où y pourraient faire leur beurre/ Voici l'flot des étudiants/ Propres sur eux et non-violents/ Qui s'en vont grossir les rangs/ Des bureaucrates et des marchands/ Etudiant en architecture/ Dans ton carton à dessin/ Y a l'angoisse de notr'futur/ Y a la société d'demain/ Fais-les nous voir tes projets/ Et la couleur de ton béton/ Tes H.L.M. sophistiqués/ On n'en veut pas, nous nos maisons/ On s'les construira nous même/ Sur les ruines de tes illusions/ Et puis on r'prendra en main/ Quoi donc ? L'habitat urbain/ Je sais ça t'fait pas marrer/ J'pouvais pas m'en empêcher.

    Etudiant poil au dents/ J'suis pas d'ton clan pas d'ta race/ Mais j'sais qu'le coup d'pieds au cul/ Que j'file au bourgeois qui passe/ Y vient d'l'école de la rue/ Et y salit ma godasse.

    Maman quand j's'rais grand/ J'voudrais pas être étudiant/ Alors tu seras un mois que rien/ Ah oui ça j'veux bien.

    (Renaud)

    May 13

    Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Laura sans jamais oser le demander

    Laura est parfaite. Physiquement, et mentalement aussi d'ailleurs. Elle le vaut bien.

    Dès sa naissance elle sait pertinemment qu'un génie l'habite (génie très discret selon son entourage)

    Mais Laura est bien plus que géniale et parfaite: elle est chiante.

    Ses parents aimeraient que ce ne soit qu'une crise d'adolescence tardive, mais non, Laura a commencé à faire chier son monde à jamais faire comme les autres dès qu'elle est née.

    Elle aurait aimé avoir été jeune en 68, se marier avec le Che et avoir vécu les débuts des Rolling Stones.

    Au final elle a été jeune en 2005, ne s'est mariée avec personne parce qu'aucun mortel ne peut supporter son sale caractère (d'un autre côté ça tombe bien puisqu'elle ne peut supporter aucun mortel) et a vécu les débuts de Britney Spears. (whaou la chance.) (si je vous embête avec mes parenthèses il faut me le dire)

    Elle a aussi un côté cruche. Ne vous mentez pas à vous même, en chacun de nous en sommeille une (même en toi, Pifou). Enfin je dois dire que sa cruche à elle est plutot bien eveillée. (ce qui ne veut pas dire que ce n'est pas le cas de Pifou) (si vous voulez que les parenthèses restent, tapez 1. sinon, tapez 2) (O,OOOOOOO1 % des bénéfices de vos votes iront à l'association de Paris Hilton, le centre de recherche de neurone) (oui, neurone au singulier) (bon ok j'arrête ^^)

    Fille d'instituteurs, elle est allée a l'école et a du y travailler, à son grand desespoir.

    Sa mère étant une grande passionnée de danse classique, elle projetta son fantasme frustré sur la pauvre enfant qui fut contrainte de sautiller en tutu rose devant un public comblé et ému par tant de grâce.

    Malgré cette blessure psychologique profonde, Laura trouve la force de survivre grace au soutient de sa panthère rose en peluche, Pinky.

    Alors qu'elle semblait avoir repris goût à la vie, un drame frappe son existence : son frère naît.

    Sa traversée du désert se prolonge tout au long de ses années de collège, où entre les pions et les cours de physique, elle tente de se harakiriser avec un stylo de marque bic.

    Laura est brisée.

    Heureusement, comme sa panthère rose en peluche, la découverte du 7ème art lui redonnera l'envie de vivre. Woody Allen, Alfred Hitchkock, Orson Welles, Fritz Lang, Méliès ...

    Mais un jour, alors qu'elle allume innocement sa télévision, elle découvre avec effroi .. Marguerite Duras. (ça marche aussi avec Chris Marker) (oups une parenthèse =p )

    Défaite, elle devient schizophrène, se met à parler d'elle même à la troisième personne et se lance avec la frénésie propre aux génies dans la collection de chaussettes.

    (allez, une dernière pour la route ^^)

    February 05

    Moi, ma vie, mon oeuvre.

    Alors pour répondre à l'attente de Pifou, je vais raconter ma vie :

    Aujourd'hui je me suis levée très tot pour aller en cours (très tot dans l'après midi, je précise)une fois arrivée à la fac, j'ai cherché la salle pendant 20 min car evidement c'était indiqué nulle part. Une fois arrivée au bon amphi, j'attend une demi heure, et j'apprend par hasrad que les cours commencent la semaine prochaine. J'aurais aimé l'apprendre en fin de semaine dernière, mais bon ...

    Alors je me dis, emplie de l'ambition et de l'insouciance propre aux jeunes déliquants "maintenant que je suis levée, je vais aller faire ma lessive à la laverie" (quelle ambition !!) donc je prend mon linge, je l'emmène à la laverie, et une fois arrivée à la laverie, emplie de la connerie propre aux jeunes délinquants, je me rend compte que j'ai oublié mon porte monnaie chez moi.

    Ne trouvant aucune petite vieille à agresser, je rentre donc chez moi, portant mes 10 kilos de linge avec mes bras de polly pocket (vous croyez que de tous les mecs que j'ai croisés un seul aurai proposé de m'aider ?? les valeurs se perdent), je récupère mon porte monnaie, et je décide - grande folle que je suis - d'aller retirer des sous parce que j'en ai plus. Parce qu'un porte monnaie sans sous, c'est pas très utile entre nous.

    Je vais donc au distributeur, je prend mes sousou, je remonte chez moi (pas d'ascenceur évidement) je prend mes sacs de linge et je retourne à la laverie MAIS LA la machine ne prend que les pièces et pas les billets. Donnnnnnnc je vais dans le tabac le plus proche ou un vieux monsieur très charmant m'a fait la monnaie, m'a offert un briquet et à qui j'ai acheté un magazine plein de régimes amincissants alors que je fais 40 kilos mouillée. Ne me demandez pas pourquoi j'ai acheté ça. Si vous le voulez hein ...

    Donc j'allume ma machine, je met le programme le plus court (30 min) parce que j'ai rendez vous chez une copine. Pensiez vous que cela allait se passer sans problèmes ? Vous avez raison: NON. 60 minutes. J'ai attendu 60 minutes en lisant des régimes amincissants (qui avaient l'air bien deg) Enfin, je rentre chez moi avec mes 100 kilos de linge (une fois mouillé c'est plus lourd. reflechissez bande d'idiotes).

    Vous croyiez que c'était fini ? Vous avez raison: NON. Il reste les courses à faire. 45 minutes pour trouver des nouilles chinoises, c'est fort en chocolat. Mais bon les courses ça a été dans l'ensemble, j'ai acheté de la viande en poudre

    Du coup j'ai fini par manger un mini poulet devant un documentaire sur les TOC (c'est plus rigolo qu'un film des monty python. Par contre ce qui m'a fouttu la trouille c'est que ça peut arriver à n'importe quel age, parce que la cause c'est une carence affective: beaux bruns qui lisez ce message, vous savez ce qu'il vous reste à faire )

    Moralité de cette journée: je m'en fous j'ai acheté des hippopotames au chocolat.

    Alors Pifou, tu veux toujours que je raconte ma vie ou tu t'es endormi ?